Nouveaux emoji attendus sur iOS : squinting face, cornichon et phare en vedette

Nouveaux emoji ios

En 2026, le paysage de la communication numérique s’apprête à évoluer discrètement avec l’arrivée probable de nouveaux emoji inédits sur iOS. Derrière leur apparence ludique se cachent des enjeux de normalisation, d’inclusivité et de créativité graphique, orchestrés par le Consortium Unicode. Du visage plissé au cornichon, jusqu’au phare ou à la météorite, ces nouveaux pictogrammes témoignent d’un langage universel en constante expansion et d’une adaptation aux façons de s’exprimer propres à chaque culture.

Quels emoji devraient arriver en 2026 ?

Au fil des années, le rythme des mises à jour des emoji suit le calendrier des versions d’Unicode. Pour 2026, une liste provisoire de dix-neuf candidats a été révélée par le groupe Emoji Standard & Research Working Group. Ces propositions visent à enrichir les claviers numériques d’ici fin 2026 ou début 2027 sur iPhone, iPad et Mac, juste après leur validation formelle prévue pour septembre 2026.

La sélection inclut des concepts variés, chacun répondant à des usages concrets observés dans les échanges quotidiens. Le visage plissé rejoint ainsi la petite famille des émotions nuancées, tandis que le cornichon et le phare incarnent respectivement la gourmandise décalée et la symbolique du repère dans la nuit ou en mer. Figure également un geste du pouce orienté vers la gauche ou la droite, chacun prévu en plusieurs variantes de couleur de peau, selon un schéma déjà éprouvé d’inclusivité.

Les ajouts emblématiques de la draft Emoji 18.0

Parmi tous les pictogrammes envisagés, certains attirent davantage l’attention en raison de leur nouveauté ou de leur forte expressivité visuelle. Outre le visage plissé et le cornichon, on découvre un phare stylisé, une gomme réaliste, un filet à manche et même une météorite. Souvent inspirés par les tendances des réseaux sociaux ou la popularité d’objets dans d’autres pays, ces choix reflètent aussi une volonté de couvrir plus de situations anodines ou inattendues dans les dialogues écrits.

S’ajoutent à cette palette dix alternatives de teinte de peau appliquées aux deux nouveaux gestes du pouce, prolongeant une démarche entamée depuis plusieurs années autour de la diversité.

Le processus de sélection chez Unicode

L’entrée d’un nouveau symbole dans le vocabulaire emoji ne relève ni de l’arbitraire, ni de la simple mode. Chaque candidat est évalué selon des critères stricts comprenant la fréquence de demande, la pertinence sociale et les risques de redondance. Les groupes de travail du Consortium Unicode examinent chaque proposition au regard de la diversité culturelle, de la compatibilité technique et du respect des habitudes linguistiques mondiales.

Les projets qui franchissent toutes ces étapes accèdent ensuite au statut de standard international, obligeant les constructeurs d’appareils et d’OS, à l’instar d’Apple, à les intégrer lors des publications majeures.

Quelle place pour ces emoji dans la communication numérique ?

L’intégration de nouveaux emoji n’est jamais neutre. Chacun de ces pictogrammes obéit à une logique d’usage spécifique, qu’il soit affectif, humoristique ou contextuel. Le visage plissé, par exemple, pourra marquer à la fois l’espièglerie, la gêne ou l’effort pour mieux voir une situation ambiguë. De la même manière, le cornichon peut s’employer tant pour évoquer la cuisine que pour suggérer, sur un ton léger, le décalage ou l’absurdité d’une conversation.

Certains objets comme le phare ouvrent de potentiels nouveaux champs métaphoriques ou poétiques. La dimension polysémique des emoji favorise une appropriation rapide par les utilisateurs, souvent détournée ou amplifiée par l’effet viral des plateformes sociales comme TikTok, Instagram ou Twitter.

Une évolution des pratiques d’écriture

L’apparition régulière de nouvelles figures emoji n’est pas sans conséquence sur la structure même des messages. Un emoji inédit remplace parfois tout un pan de phrase, résumant sensations ou sous-entendus en quelques pixels colorés. Malgré leur simplicité apparente, ces petites images exigent une adaptation des correcteurs orthographiques, des solutions d’accessibilité et des catalogues prédictifs embarqués dans les claviers mobiles.

Le phénomène s’observe autant dans les communications privées que professionnelles, où l’usage de certains emoji comme marqueurs émotionnels ou supports d’identité de marque devient plus courant, adaptant subtilement le registre de langue employé.

Comparatif avec les vagues précédentes d’emoji

Si les éditions annuelles d’emoji étaient autrefois axées sur des besoins de base – visages standards, couleurs primaires, objets usuels –, la tendance actuelle repose davantage sur la spécificité et la différenciation. Les nouveaux venus tels que le filet à manche ou la gomme affichent une granularité bien supérieure, cherchant à combler des manques perçus par certaines communautés ou régions du monde.

Ce raffinement progressif contraste avec la forte expansion quantitative des premières années : désormais, chaque ajout doit justifier son utilité directe et ne pas multiplier inutilement les variantes proches ou redondantes avec des emoji existants.

Quelles perspectives pour la suite du standard emoji ?

À mesure que le compteur officiel approche les 4 000 pictogrammes, la question de la saturation du clavier virtuel revient régulièrement dans les débats au sein du consortium. L’évolution future pourrait impliquer un ralentissement du nombre d’introductions annuelles, combiné à un affinage constant des variantes proposées, notamment via les modificateurs de genre, d’âge ou de présentation physique.

L’ancrage culturel très fort des emoji continue de surprendre les experts du langage écrit. Elle révèle aussi combien les techniques de design et d’interopérabilité entre appareils jouent un rôle crucial dans le succès d’un nouveau symbole, chaque constructeur – dont Apple – personnalisant ses graphismes afin d’ancrer sa propre signature visuelle auprès du grand public.

Vers une uniformisation mondiale ou un foisonnement créatif ?

Plusieurs enquêtes récentes soulignent l’existence de glissements de sens entre plateformes et contextes d’usage. Si le standard Unicode vise à garantir une compréhension minimale commune, le vécu des utilisateurs, la nature des conversations et la culture d’origine continuent d’imprimer des nuances locales parfois imprévues. Ce décalage motive régulièrement des ajustements de design ou même, parfois, la suppression de pictogrammes peu utilisés ou jugés ambigus.

Les prochaines années seront donc l’occasion d’observer si la démocratisation d’un emoji comme le cornichon ou le phare donnera naissance à de nouveaux mèmes, fonctions narratives ou codes non verbaux, ouvrant la porte à des évolutions insoupçonnées du langage numérique.